mercredi 23 mai 2012

Au cours du mois... #1

Projecteur de la salle 1 du Cinéma de la Plage, en 2007...

Certes, le mois n'est pas terminé, néanmoins, voici les quelques films vus au cours de ce mois, que ce soit en salle, ou tranquillement à la maison 
(ce qui est le plus souvent le cas, il faut l'avouer...).
 
Il en manquera certainement pour ce premier mois, mais on fera mieux la prochaine fois... :)

Cette session n'a pas spécialement pour but de critiquer le film vu ; d'une part car je ne suis pas spécialement douée pour ça, 
mais surtout car chacun doit se faire sa propre opinion. 
Chacun apprécie un film à sa manière, et ce n'est pas parce que quelqu'un est plus connaisseur ou autres qu'un autre que son avis est plus viable. 
On tend donc plutôt à ouvrir au partage et à la découverte, permettant à chacun de se faire par la suite son propre avis, que j'attends de découvrir avec impatience... !
Et puis, comme vous, si l'envie m'en vient ou l'occasion se présente, je le ferais mais...

Enfin bref, n'hésitez pas à vous lâcher, à dire, à encenser ou critiquer !

Avec le Festival de Cannes ce mois-ci, vous aurez certainement remarqué que nous avons plutôt une belle programmation ces temps-ci ; du coup avec ce temps chaotique -et comme dirait Robin dans How I Met Your Mother...- "Let's go to the mall !(oui, ça sonne très eighties comme ça, mais...)
(enfin pour moi ça sera plutôt petites salles, pépères...).
Personne n'y a échappé, le mois fut sous le signe de la sortie du nouveau Tim Burton, Dark Shadows...  

Tim Burton et Johnny Depp sur le tournage de Dark Shadows

Synopsis

En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…  


Pour ce qui concerne mon avis sur Tim Burton, je vous renvoie à cet article. 
Cependant, ce dernier est plutôt positif, même si la fin reste (pour moi, hein...), 
un peu "too much
(un peu longue, mais le coup de la fille qui s'avère être un loup-garou, 
c'est bête mais le phénomène Twilight est un peu indigeste...)
Cela dit, on peut dire que l'air anglais revivifie ce cher Monsieur Burton !  :)


Ensuite, par pur hasard, on m'a embarqué voir le nouveau Jacques Audiard, De rouille et d'os...

Matthias Schoenaerts et Marion Cotillard dans De rouille et d'Os de Jacques Audiard

Synopsis

Ça commence dans le Nord.
Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau.
A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone.
Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Tout les oppose.
Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau.
Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions.
Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre. 


Je suis incapable de vous dire ce que j'ai vraiment ressentie à la sortie de la salle...
Fort, à voir si l'occasion se présente mais, je ne sais pas...  
D'autant plus que je ne peux comparer avec les autres oeuvres d'Audiard.
(oui, j'ai du retard dans les films à voir ; Si vous saviez...) 
Belles prestations d'acteurs en tous cas, notamment de Cotillard :) 

Enfin, les prochains films prévus au programme pour le moment sont les tout nouveaux Wes Anderson, Moonrise Kingdom...

Les scouts de Moonrise Kingdom, avec pour chef de troupe Edward Norton
Synopsis

Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au coeur de l'été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s'enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s'approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté.


Ne connaissant que Au bord du Darjeeling Limited (2007) et son film d'animation Fantastic Mr. Fox (2009) du cinéaste -autrement dit, ses derniers films...-, j'essaye progressivement de me rattraper, en commençant avec son premier long Bottle Rocket (1996), Rushmore (1998), et La Famille Tenenbaum (2004).

... Et Sur la route (On the road) du cinéaste brésilien Walter Salles 
(adapté du célèbre roman de Jack Kerouac, que je n'ai toujours pas lu...).

Sam Riley dans Sur la route

Synopsis

Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes. 

Autrement pas mal de films, notamment Mon Oncle  (1958) et Play Time (1967) de Jacques Tati, dont je ne connaissais toujours pas l'univers 
(honte à moi...Cela dit, niveau honte, j'ai bien pire à ce niveau...).

Jacques Tati
 
En parallèle, après avoir lu Le Moine, relativement fantastique et "barré" 
(il faut bien l'avouer...), j'ai enfin pu voir son adaptation cinématographique (2011), avec Vincent Cassel dans le rôle titre. 
Plus terre à terre, et plus attaché au personnage principal...

Vincent Cassel et le réalisateur Dominik Moll sur le tournage de Le Moine
Et puis sinon hum...Le Samouraï (1967) de Jean-Pierre Melville, avec Alain Delon ;

Locataires (Bin-jip, 2004) du coréen Kim Ki-duk
[qui a réalisé notamment Printemps, Eté, Automne, Hiver... et printemps (2003)]. 
On m'avait conseillé ce film il y a de cela 5 ans  
(mais mieux vaut tard que jamais me direz vous (!)
et du dessin-animé, tel Raiponce (2010) et Azur et Asmar (2006) de Michel Ocelot... 

Alain Delon sur le tournage de Le Samouraï (analyse)



Jae Hee et Lee Seung-Yeon dans Locataires de Kim Ki-duk

Ajoutons enfin à tout cela un film avec Laurel Holloman (La série The L Word)
(Dans la famille "je-suis-un-titre-à-rallonge-qui-raconte-tout-le-film"... Check, hein...)
et l'inconditionnel Dirty Dancing (1987)
(Parce qu'on ne laisse pas Bébé dans son coin...Naméo !)

J'en oublie certainement, mais on fera mieux la prochaine fois, promis...!

Et vous, qu'avez-vous vu ce mois-ci ?
Quels sont vos coups de coeur (ou non d'ailleurs...) ?

En espérant que tout aille bien pour vous, et à bientôt j'espère !
Bon courage en cette semaine !

(Infos Allociné, Pureciné et Imdb)

vendredi 18 mai 2012

L'Ultime Razzia (The Killing, 1956) de Stanley Kubrick

Stanley Kubrick

Il n'est pas évident de trouver une ligne directrice, notamment pour un blog.
ça vient petit à petit, cependant pardonnez pour le moment les doutes, les indécisions, les retards...

Vous avez peut-être entendu parler il y a quelques temps de cela de Stanley Kubrick, vis-à-vis d'une exposition 
qui lui était consacrée à la Cinémathèque Française.

Photographe et réalisateur, qui interroge, recherche, creuse, et dérange aussi, parfois...

Peut-être pouvons nous le qualifier de curieux, étant donné qu'il s'est essayé à chaque fois à un genre cinématographique différent : 
péplum  (Spartacus, 1960), "science-fiction" (2001 l'Odyssée de l'Espace, 1968), historique  (Barry Lyndon, 1975), "horreur" (Shining, 1980), de guerre (Full Metal Jacket, 1987), ou encore film "Noir", ou plutôt "néo-noir"avec L'Ultime Razzia (The Killing, 1956)...


L'Ultime Razzia (The Killing, 1956)

Synopsis 
Johnny Clay, récemment sorti de prison, organise un casse pour s'emparer de la caisse d'un champ de course un jour de grande affluence.
Avec deux millions de dollars à la clé, les complices ne manquent pas et tous souhaitent la réussite de l'opération.
L'opération est un succès, le timing est parfait ; mais c'est sans compter sur l'indiscrétion d'un des complices ainsi que la cupidité et la duplicité de sa femme.
Le déclenchement du drame mettra à mal toute cette belle machination…
 
Si vous ne connaissez pas le troisième long métrage du réalisateur, vous pouvez le visionner ici dans son intégralité (5 parties ; Vostfr).

(Et puis si vous avez aimé Quand la ville dort (The Asphalt Jungle, John Huston, 1950), sachez que vous retrouverez ici l'acteur Sterling Hayden).  

Quand la ville dort (The Asphalt Jungle, John Huston, 1950)
 
Autrement, pour en connaître davantage sur la carrière du réalisateur, 
je vous invite ici et...

Après, si je ne devais choisir qu'une préférence parmi ses oeuvres, 
je prendrais sans doute Barry Lyndon (1975)
(même si j'avoue ne pas encore avoir tout vu...).
 
Et vous, aimez-vous le style de Stanley Kubrick ?
Quels sont vos films préférés ?

Bon week-end et à bientôt j'espère !

mardi 8 mai 2012

Session Courts : Elephant de Alan Clarke (1989)


Elephant de Gus Van Sant (2003)

Vous connaissez sans doute, ou du moins avez vous déjà entendu parler du film Elephant (2003) 
de Gus Van Sant, faisant notamment référence à la fusillade de Columbine en 1999. 

Elephant (2003)

On se souvient notamment de la Lettre à Elise de Beethoven, du jeu vidéo, du T-shirt jaune avec le taureau sérigraphié noir ; 
mais aussi des longs plans séquences, du montage chronologique construits à partir de personnages, héros de quelques instants, 
que nous suivons le plus souvent de dos...
(Si vous souhaitez à ce sujet plus d'informations, vous pouvez aller voir par ici )


Et bien, saviez-vous d'où cela est puisé ?


Gus Van Sant s'est en particulier inspiré du court-métrage d'Alan Clarke, dont il reprend d'ailleurs le titre.

Affiche du film de A. Clarke



Sans trame véritable, Elephant (1989) montre, comme un leitmotiv, 
l'histoire d'un homme, suivi en plan-séquence et souvent de dos, 
allant régler ses comptes à un autre, qu'il tuera ou qui le tuera.

Le tout 18 fois, avec des personnages toujours différents. 

Muet, violence nette, sans bavure, radical.

Ouverture du film.


Tourné pour la BBC, l'oeuvre d'Alan Clarke, banalise en 39 min la violence perpétrée 
quotidiennement en Irlande du Nord entre catholiques et protestants, à la même époque.

Pour une analyse plus approfondie, je vous invite à aller voir cette page :


Vous pouvez enfin visualiser le film intégralité soit en plusieurs parties 
(ce qui peut s'avérer pratique, entre quelques tâches quotidiennes ; Daylimotion ), 
ou bien en continu, ci-joint.


Elephant d'Alan Clarke (1989)

Bonne journée, et bon repos en ce jour férié !

samedi 5 mai 2012

Réflexion (stupide), ou l'Homme et le rapport à l'Art...

Bonjour,

Bon, je vous avais annoncé il est vrai un sujet plus long -qui devait soit dit en passant porter sur le Cinéma...- mais ça ne sera pas pour ce coup-ci du coup
(cela dit, ce n'est que partie remise, hein...).

Cela dit, restons dans le domaine de l'Art...

L'autre jour, je suis tombée sur cette citation de David Lynch :

David Lynch

" Je ne vois pas pourquoi les gens attendent d'une œuvre d'art qu'elle veuille dire quelque chose, 
alors qu'ils acceptent tout à fait que leur vie à eux ne rime à rien. "
[Libération, 23 mars 1996]


Au premier abord ça peut paraître un peu agressif, mais il y a tout de même un fond de vérité.
Mais ça m'a surtout rappelé un séminaire de Théâtre en première année de Fac au fait.
 
Généralement, quand nous nous rendons dans une institution culturelle, voir une exposition dans un musée, ou bien une pièce de théâtre,
un spectacle de danse, une œuvre cinématographique voire même musicale,
il y a une question qui souvent nous taraude...
-et cela vaut plus souvent pour la catégorie des œuvres dites "contemporaines"...- :

"Qu'est-ce que ça veut dire ?"

autrement dit :

"Qu'est-ce que l'auteur a voulu dire à travers cette représentation (qui nous semble un peu suspecte...) ?"

Quand une peinture est si je puis dire "linéaire", conforme à une représentation de la réalité, ça va...
Mais à partir du moment où ça devient plus abstrait, là...

On a tous en tête le cas du fameux carré noir dans un carré blanc ; l'acteur nu pour on ne sait quelle raison sur scène, qui se met à réciter en continu une phrase incompréhensible ;  ou bien d'un plan-séquence de neuf minutes sur une planche de bois entraînée par les vagues (Un des dix courts métrage issu de Ten (2001) d'Abbas Kiarostami) par exemple, en restant plus ou moins interloqué devant...
Nous pouvons même ajouté l'incontournable planche de bois, si vous voulez.
 (J'avoue avoir joué sur les stéréotypes, pardon...).

 One and Three Chairs (1965) de Joseph Kosuth (ici)

Au fait,  si vous cherchez vraiment à comprendre ce qu'a voulu dire l'artiste-et en particulier en ce qui concerne l'art contemporain- il ne faut pas se demander directement "Qu'est-ce qu'il veut dire par là ?",
mais au préalable la question du  "Comment il a fait cela ?" :
Qu'est ce que je vois ? Comment c'est présenté, enchaîné...? .
Rien ne néglige les recherches annexes concernant les méthodes de travail,  la réflexion de l'auteur, le contexte, certes. 
Mais à partir de là, vous arriverez, en théorie, au "Pourquoi du comment"
(*pouit* sous le bras).

Et puis sinon, on cherche aussi par là à privilégier plus amplement le sensitif à l'intellect...
Alors pourquoi se poser tant de questions : laissez vous aller, ressentez, vivez, simplement... :)
(Et puis la première sensation est toujours à garder en mémoire, même en analyse...  ;)).

Bon c'est un peu brouillon et pas top-top, mais ce fut une simple parenthèse...
Et puis n'hésitez pas à enrichir, nuancer, contredire cette réflexion autant que vous voulez bien sûr !

En espérant que tout aille bien pour vous, et passez un bon week-end !