vendredi 13 avril 2012

Le Serpent Blanc (1958) de Taiji Yabushita et Kazuhiko Okabe

Le jeune héros, Syusyen, du Serpent Blanc (1958)

Tiré d'un conte populaire chinois, Le Serpent Blanc -réalisé par les studios Toei-
est considéré comme le tout premier film d'animation japonais (et de format long métrage) en couleur.

Synopsis

Dans la Chine ancienne, un jeune enfant nommé Syusyen achète un serpent blanc sur un marché. Ses parents ne souhaitant pas accueillir l'animal dans le foyer, Syusyen doit donc se résigner à relâcher le reptile. Quelques années plus tard, il croise de nouveau le serpent blanc, qui cette fois-ci revêt les traits d'une charmante princesse : Painyan. Les deux jeunes gens tombent vite amoureux l'un de l'autre, mais leur passion se heurte à de nombreux obstacles, parmi lesquels Hokaï, un puissant bonze chasseur d'esprits...

L'héroïne, Painyan...
Après la Seconde Guerre Mondiale, le grand vainqueur, ce sont les Etats-Unis ; et en ce qui concerne le Cinéma d'Animation donc, c'est plutôt Walt Disney.

Pour autant, les animateurs japonais sauront acquérir les qualités de l'animation américaine, tout en la perfectionnant à leur manière. 
Et Le Serpent Blanc en est l'un de ses résultats.

Au sein de cette "grosse production" (42 dessinateurs, 50 000 dessins), 
la patte n'est pas encore totalement trouvée, puisqu'on retrouve d'un côté des personnages humains typiquement orientaux, tout en retrouvant du côté des animaux un caractère humoristique relativement "Disney".

... Les deux accolytes du héros, Panda et Mimi...
 Cependant, Le Serpent Blanc est un film fondateur dans le Cinéma d'Animation japonais, aussi bien au travers des thématiques qu'il présente (boule de cristal que l'on retrouvera dans la série Dragon Ball Z notamment, importance des Dieux et des esprits...), qu'auprès des grands animateurs ; Hayao Miyazaki, dont le visionnage du film a marqué un véritable tournant  (il s'est par la suite plus consacré à la littérature enfantine, à la peinture, et aux techniques d'animations plutôt qu'à ses études d'économie...) a indiqué :
"Pour moi, la vision du Serpent Blanc a été une expérience très intense".

Un certain "brassage culturel" (américain, européen, japonais) s'instaurera par la suite dans les dessins des animateurs du pays du soleil levant, que l'on retrouvera entre autre dans les traits des oeuvres d'un Takahata, Miyazaki, Rintaro...
Enfin, vous retrouverez peut-être certaines caractéristiques du Serpent Blanc au sein du Roi et l'Oiseau de Paul Grimault (1979)...

... et la jeune servante de Painyan !
Si vous désirez en connaître un peu plus, je vous invite à voir la fiche Dvd sur ce site.

Et puis, si vous désirez en savoir davantage sur la légende populaire du Serpent Blanc (qui a bien évoluée, changée au fil des siècles), voici le lien Wikipédia.

Je dois reconnaître que je ne m'y connais pas bien en ce qui concerne l'animation japonaise, 
donc si vous y retrouvez des énormes "bourdes" (malgré les recherches), ou souhaitez préciser, nuancer, etc., n'hésitez pas, bien au contraire... :)

A bientôt !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire