mercredi 19 décembre 2012

Session Courts : Chéri(e), rends-moi mes collants de Pauline Roland (2012)

Melvil Poupaud dans Laurence Anyways de Xavier Dolan (2012)
Je n'ai pas vu Laurence Anyways (du jeune Xavier Dolan, 2012),
(mais sans doute un jour viendra...)

Mais j'avais un professeur qui se trouvait, dans une certaine mesure, dans cette même situation...
Et ce court-métrage m'a relativement fait penser à lui.


Chéri(e), rends-moi mes collants de Pauline Roland (2012 ; 12 min)
(Vidéo visible ici -> http://vimeo.com/45305116 )

[Et travail de la demoiselle - d'où sont issues les photos du film- par là (!)]

Je ne le connais qu'indirectement.
Au détour de quelques émissions diffusés médiatisées, de livres personnels édités, d'objets publiés...
Autrement, rien.
En cours, c'était un homme à l'apparence des plus banale ; en-dehors peut-être l'un des plus remarqués.

Au départ, un petit quelque chose pour les collants ; enfin il me semble.
(Marcel Proust a bien eu sa madeleine...)

Souvenir d'enfance, où ce vêtement est parfois utilisé pour les deux sexes.
Et puis le temps passe, et les modalités changent...
"Mon fils, tu es un homme".
Mais rien ne comble cette sensation, de chaleur, de douceur...
Et puis en quoi le collant dérange au fond ; 
A une certaine époque, cela ne choquait personne...
(Et en danse, hum...? Et dans la rue alors...? Et bien euuuh...).

Certains le revendiqueraient de manière plus discrète, d'autres plus provocatrice...
C'est cette dernière voie qu'il a choisi.

Chéri(e), rends-moi mes collants de Pauline Roland (2012)
 
Certains vont peut-être croire que je le juge, mais ce n'est nullement le cas.
La démarche intrigue. La curiosité, attisée, voulait en connaître davantage...
C'est tout. 

Il existe autant d'expressions que de personnalités, d'individus.
Bizarrement, cela devient pour moi bien plus que du travestissement...
C'est au-delà de cela, bien plus fort.

J'ai une certaine maladresse générale à m'expliquer, j'en suis désolée.
Cependant, ce court-métrage a permis de saisir bien des choses,
Et je ne fais que respecter un peu plus le courage de cet homme, qui dévoile aux grands jours certaines de ses convictions.

(Autrement rien à voir, mais j'ai pratiquement acheté que des chaussettes pour mes proches cette année...)

Bon courage, et joyeuses fêtes de fin d'année à toutes et à tous !

dimanche 18 novembre 2012

Session Courts : Destino de Salvador Dali (1946 - 2003)

Destino de Dominique Monfery / Ecrit par Salvador Dali et John Hensch (1946 - 2003)


En regardant dernièrement une émission télévisée évoquant l'exposition prochaine sur le célèbre artiste surréaliste espagnol 
(Centre Pompidou, du 25 Novembre 2012 au 25 Mars 2013 ; plus d'infos ici),
je me suis souvenue d'un de ses court-métrages, à l'histoire relativement particulière...

"C’est l’histoire d’un projet à la fois totalement improbable et longtemps oublié :  
un court-métrage d’animation réalisé par Salvador Dali et Walt Disney...
 
Salvador Dali et Walt Disney

A la fin des années 30, Dali, exclu des surréalistes par André Breton suite à ses (trop) nombreuses provocations, 
décide de partir quelques temps aux Etats-Unis...

En 1945, à l’occasion d’un dîner organisé par les studios Warner, Disney évoque avec l'artiste un court métrage qu’il souhaite intituler Destino (ou ) 
-au préalable nommé La Boîte à musique/ Make Mine Music, a musical fantasy -, 
ou le destin tragique de Chronos, dieu grec du Temps, désespérément amoureux d’une mortelle, 
le tout sur fond d’une ballade mexicaine (Destino d'Armando Dominguez). 
Salvador Dali est immédiatement passionné par le projet. 

Il va alors produire des dizaines de croquis et d’esquisses, huit mois durant… 
Mais ceux ci ne seront jamais utilisés, la faute a une situation économique qui s’est fortement dégradée et qui amène à l’abandon du projet. 
Seules 18 secondes d’animation existeront, et qui finiront dans les archives de la compagnie. 

Dali, travaillant sur le projet

Ce n’est qu'en 1999 que le neveu de Walt Disney, Roy Edward Disney, exhume le projet et décide de lui donner vie en se basant sur la fameuse séquence de 18 secondes (celle des tortues, à 5’20), des story-boards laissés en friche par Dali et de cahiers personnels, avec l’aide de John Hench -collaborateur de Dali sur le projet à l'époque-, et de 25 experts en animation, dirigés par le réalisateur français Dominique Monfery.

On retrouve les décors, familiers des oeuvres de Dali : 
des horloges dégoulinantes, des paysages désertiques bordés de montagnes noires, des personnages bizarroïdes…  

Croquis de Destino (1946 - 2003)

Jamais sorti en salle, projeté qu’à de rares occasions et n’a fait l’objet d’aucune sortie DVD, sauf en bonus d’éditions collector de Fantasia 2000 (1999)."

[Sources : Le Madblog et Kersoblog]
(ce dernier site est accompagné de plein de photos et croquis...!)

Le court-métrage -d'une durée d'environ 7 min- est visible ci-joint dans son intégralité.

  
Bon film, ainsi que bon week-end...

vendredi 2 novembre 2012

Session Courts : Last Round (Sidste omgang) de Thomas Vinterberg (1993)


Mads Mikkelsen dans La Chasse (Thomas Vinterberg, 2012)
(Un article était en cours de préparation, mais tant pis, ça sera pour une prochaine fois.)


ça faisait longtemps que je n'avais pas été touché par un film, aussi violent soit-il.
(Ou du moins, en ai-je l'impression).

Ressortir après le générique de fin, avec le besoin immuable d'aller rechercher l'air frais du dehors -qui même hivernal, 
n'est relativement pas assez rafraîchissant pour le coup.-,  
afin d'éliminer l'espèce de "chose" presque indicible qui vous prend aux tripes...
 Pourchasser.


Avant-hier soir, se tenait l'avant-première du film La Chasse (Jagten) de Thomas Vinterberg
en sa présence.
(Malheureusement ce dernier à dû décommander à la dernière minute ; mais il a adressé un mail d'excuse très sympa... :)).

 Prix d'interprétation masculine à Cannes (2012) pour Mads Mikkelsen.

Vous connaissez peut-être le réalisateur danois via Festen (1998) -premier film du Dogme 95
dont il a été l'un des principaux fondateurs avec Lars Von Trier-, 
ayant obtenu le Prix du Jury à Cannes l'année de sa sortie.


Photo (célèbre) de Festen (1998)

 Je n'ai pas vu beaucoup de films de lui, si ce n'est les deux films précédemment cités, ainsi que deux courts-métrages : 
Last Round (Sidste omgang, 1993),
et Le garçon qui marchait à reculons (Drengen der gik baglæns, 1994).

Le garçon qui marchait à reculons (1994)


J'aurais adoré vous montrez ce dernier court que j'avais beaucoup apprécié, malheureusement il a disparu de la toile en l'espace de quelques années.
(Plus d'infos à son sujet ici).
Cependant, son film de fin d'études est visible. 


Thomas Vinterberg - La Chasse
Thomas Vinterberg, sur le tournage de La Chasse (2012)

Âgé de 24 ans à l'époque, Thomas Vinterberg obtient donc son diplôme de l'Ecole Nationale du Film du Danemark avec Last Round
ou une manière de dire adieux à ses proches, avant que le cancer ne vienne ronger définitivement les derniers instants de bonheur.

Thomas Bo Larsen et Ann Eleonara Jørgensen dans Last Round (Sidste omgang, 1993)

Au casting, on retrouve notamment Thomas Bo Larsen -présent dans pratiquement tous les films du cinéaste-, 
ainsi qu'Ann Eleonora Jørgensen, 
de la série danoise The Killing (entre autre...).
(Désolée, je n'ai pas trouvé d'autre photo que celle-ci en Noir & Blanc...).

Le film a obtenu le prix du jury et des producteurs au Festival International de Munich, ainsi que le Premier Prix à Tel Aviv. 
  

Vous pouvez voir le court-métrage dans son intégralité ici.
(33 min, Suédois, sous-titré anglais).


 Autrement en août 2008, il a réalisé un clip pour le groupe Metallica,  
The Day That Never Comes (album Death Magnetic)



J'aurais encore des choses à dire sur le cinéaste danois, mais je crois que je vais m'arrêter là pour aujourd'hui.
En espérant que cela vous ait plu, et avoir de vos nouvelles bientôt !

 Bon courage, et bon week-end à vous ! :)

(Source essentielle : Wikipédia - Thomas Vinterberg  )

lundi 15 octobre 2012

Fiction ou vérité ; le jeu du touché-tagué...

Dustin Hoffman dans Le Lauréat (,1968)

 Blip, blop, bloup !
(désolée pour le titre un peu branlant au passage... :S)
 
Sujet un peu particulier cette fois-ci, 
puisqu'il s'agit d'une réponse à un tag lancé par Morgane, 
et ses tribulations cinématographiques (à vos clics !)

C'est parti pour onze (petites) choses sur moi donc...

- Ma mère n'aime pas faire comme tout le monde, ou du moins aime prendre certains contre-pieds.
J'ai saisi la chose très vite ; à l'accouchement, je suis arrivée par le siège... 
(à ne pas confondre avec un accouchement précipité dans les toilettes, en bon entendeur...). 

- D'ailleurs, je ne sais toujours pas faire non plus mes lacets comme tout le monde, m'enfin...(Gilles Lellouche non plus paraît-il...).

- Je ne suis pas fan de la pâte à modeler. L'odeur a dû jouer sur la texture, je ne sais pas... Mais j'ai joué longtemps aux Playmobils.

- Je ne sais pas faire de bulles avec un chewing-gum (il faudrait que je m'entraîne...).

- Ma seule "vraie" blessure -de surplus, à l'école- fut en CE2 : 
en faisant la course avec un garçon de ma classe pour arriver première devant la porte, 
j'ai dérapé sur sa lanière de cartable et lamentablement glissé jusqu'au mur d'en face... L'oeil fut très bien grimé.

-Même en les gardant plusieurs années, en les utilisant régulièrement, 
je n'ai jamais réussi à user mes gommes complètement...

-Il ne faut pas croire que j'ai vu beaucoup d’œuvres cinématographiques : 
il y a énormément de films célèbres, "cultes", "incontournables" que vous avez certainement vu, 
et qui sont toujours sur ma liste d'attente... Cela vaut aussi pour le reste d'ailleurs.

- Régulièrement quand j'attends quelque part debout, mes pieds sont souvent un peu en canard... 
ça aide pour d'éventuelles imitations chaplinesques (...ou pas)
Je m'amuse à bouger mes pieds en rythme aussi... 
(ça c'est de l'info à deux francs six sous mon ami...!)

- La phrase que je répète le plus souvent est "je ne sais pas", 
et bien sûr ses autres dérivés ("j'en sais rien", levage d'épaules et autres....). 
Je me suis accaparée cette expression en débarquant dans la région.

- Je fais souvent la course avec le temps : 
j'ai tellement peur d'être en retard que je suis la plupart du temps très (/trop) en avance aux rendez-vous...

- Si vous avez une question à poser, elle composera ma dernière remarque... :)

 

Si vous pouviez avoir n'importe quel animal, lequel se serait? 
Hum... J'hésite... 

Votre comédie romantique favorite?  
Dur... Je n'en ai pas vu beaucoup à vrai dire... 
Je ne saurais répondre correctement à la question du coup, 
mais ça fait un bon bout de temps que je n'ai pas revu Titanic...

Vous êtes seul sur une île déserte, vous ne pouvez emporter que 3 objets, lesquels et pourquoi?
Et bien...Un couteau suisse (tout simplement parce que ça peut toujours être utile...), 
un guide de survie (pas très connaisseuse), et puis... Indiana Jones (?) 

J'ai très faim, quel plat me conseillez vous?  
Hum... Le choix est vaste !  Sucré ou salé l'ami ? :)

Racontez moi comment les ornithorynques en sont arrivé à avoir cette dégaine, en expliquant leurs origines mystiques.  
"D'une union adultère entre le Père Castor et de la mère de Saturnin, est né l’ornithorynque.  
Répudié par sa famille, tel son ami le vilain petit canard, 
il migre seul vers la Tasmanie, où il retrouve son cousin Taz. 
Un jour, en attendant la fin d'une crise d'hyperactivité de ce dernier, il fit la rencontre de Psykokwak, 
qui s'avérait être lui aussi d'ailleurs un lointain cousin éloigné issu de coin-coin... 
Depuis, tous deux parcourent les routes sud-atlantique, à la manière de Charlie Chaplin, leur mentor..."
(Pas très mystique et un peu maladroit, mais... )

Votre tic, petite manie qui agace les autres?   
Hum... J'en mets plusieurs : la première est d'être toujours "désolée" (pardon, excuse-moi, et tutti frutti...) ; 
ensuite bien souvent, le fait de ne "savoir jamais rien" (prendre une décision, etc.)  ; 
enfin le fait de ne pas oser de faire les choses non plus, de se lancer (un pas en avant, trois pas en arrière...).

Un petit pêché mignon peut-être?  
Krôm...Le chocolaaaaat (!?)

La chanson que vous écoutez le matin pour vous donner la pêche?  
ça dépend du moment...(!)

La chanson que vous écoutez avant d'aller pleurer sous vos couettes quand ça va mal en mangeant du chocolat?  
ça dépend également du moment... 
(Tu constates toutes ces réponses vagues et floues, n'est-ce pas...? 
Je sais que c'est grinçant mais je ne sais que répondre exactement, n'ayant pas de coup de coeur particulier... Désolée :S)

Vous avez un film que je MUST SEE avant de mourir?  
Oubouh...Hum... Je ne saurai te dire actuellement... 
Mais vois et découvre tout ce que tu peux, films comme autres, comme ça tu n'auras pas de regrets... :) 
(Bon un ? Hum... Le sujet du moment dans mon entourage, c'est The Rocky Horror Picture Show (Jim Sharman/ Richard O'Brien, 1975) : 
film culte, rock'n'roll, culte, relativement drôle, culte, barré, intemporel... 
A voir au moins une fois au cours de son existence... :))

Que pensez vous de la situation socio-économique du pays de la petite sirène?
Je ne suis pas assez calée sur le sujet, 
mais il paraît que Disney a glissé un symbole phallique au sein de l'affiche de ce célèbre dessin-animé ; 
à toi de le retrouver... ;)  (clic)

The Rocky Horror Picture Show (Jim Sharman, 1975)

Qui a envie de faire ce tag à son tour est le bienvenu... :)
 
Bonne journée, bon courage pour cette semaine, et à bientôt ! 
(Les sujets ne manquent pas, juste la motivation parfois ; mais ça va venir, ça va venir...!)

vendredi 21 septembre 2012

Péripéties rédactionnelles, ou quand la procrastination s'est éprise de vous...

Richard Roundtree et Charles Cioffi dans Shaft, la nuit rouge de Harlem (Gordon Parks, 1973)

Hey, ô toi lecteur qui est encore de passage par ici, bien le bonjour !

Tout d'abord, je te remercie pour ton courage, et ta fidélité à ce site, je t'en suis très reconnaissante...
(Oui, vraiment, merciiiii !).

Bon, et là, en lisant ce titre, tu te dis...


"Di'don di'don', titre un peu long et pompeux...!"
Bôh pas tant que ça au fait...
(et puis tu commences un peu à me connaître maintenant ; les titres à rallonges, 
avec une touche d'étrangeté et autres blagues à deux sous et sept cents, hein...).

"Lié au blog, à l'inspiration, tout ça tout ça...?!"
Il y a de cela, mais non plus...

"Ben c'est quoi saperlotte ?!! "
Je peux comprendre ton impatience...
(D'ailleurs, j'apprécie ta politesse et ton expression d'antan...
Aurais-tu d'autres expressions de ce type encore en stock petit poète...?)

...
...
...
..
.

Bon j'ai compris, je vais te le dire, je vais te le dire...
Inspire/expire, prends le temps, dégage tes sinus épris (eux aussi) de ce temps automnal , savoure un peu le moment présent, là... 
ça va mieux?
Bon... :)

Vous avez peut-être lu dans un des recoins de ce blog et/ou via les réseaux sociaux que je devais terminer un mémoire...

Du coup, je voulais vous en dire un peu plus sur le sujet.
(ça vous dit au moins... ?!)


Commençons par le début (c'est mieux, il paraît....).

Tout a commencé il y a deux ans maintenant.
Entrée en première année de Master, où la préparation d'un travail personnel, sur un sujet de son choix, au cours d'une année entière, semblait au premier abord trépident.
J'avais envie de découvrir plutôt que d'approfondir un sujet que je connaissais déjà.
Pleins d'idées, à foison, diverses et variées. Et puis l'envie de travailler sur le Jazz dans les films, pourquoi pas. Je m'intéresse donc à la culture afro-américaine, où je tombe sur le livre particulièrement intéressant de Régis Dubois...


Je commence à lire, c'est simple et passionnant (d'ailleurs, si vous vous intéressez ou voudriez découvrir le cinéma afro-américain d'hier à aujourd'hui, je vous le conseille vivement...).
Et du coup, c'est là que j'ai découvert l'univers de la Blaxploitation...

Mais c'est quoi la bla...la blana...la blananation...?
(Blananasplit...?! 
(Je sors, je sors, ça va, ça va...))

C'est très simple.
Vous voyez Jackie Brown (1998) de Quentin Tarantino...?
Vous voyez l'actrice principale ?

Jackie Brown (Quentin Tarantino, 1998)
Cette femme, c'est Pam Grier.
(Une actrice qu'on sous-estime peut-être encore un peu trop...)
Et bien cette femme, fut célèbre grâce à la Blaxploitation... 
Elle en était même "The Queen" bab'...

Cependant, je n'ai toujours pas répondu à la question initiale, il est vrai...
Mais j'y viens (doucement, mais sûrement...).

Bien, vous voyez un peu le contexte américain des années 50 à 70 ?
Guerre du Vietnam,  Martin Luther King, mouvements hippies et féministes, Malcolm X, l'assassinat de John F. Kennedy, 
les Black Panthers, James Brown, Angela Davis...

Martin L. King et Malcolm X


 Angela Davis



Et au niveau cinématographique ?
C'est l'arrivée du "Nouvel Hollywood", avec Martin Scorsese, Brian De Palma, Francis F. Coppola ; et puis quelques années plus tard Steven Spielberg et George Lucas lancent la vague des blockbusterds avec Les Dents de la Mer (Jaws, 1975) et la fameuse Guerre des Etoiles (Star Wars, 1977)...
Mais entre-temps, c'est aussi le renouveau des genres, avec entre-autre la sortie du pornographique Deep Throat (Gorge Profonde, Gerard Damiano, 1972)
ou plutôt des films d'horreurs comme La Nuit des Morts vivants (Night of the living dead, George Romero, 1970), Massacre à la tronçonneuse (The Texas chain saw massacre, Tobe Hooper, 1974) ; 
ou encore les films de bikers à la Easy Rider (Denis Hopper, 1969)...

Affiche US des Dents de la Mer (1975)
(ça va, vous arrivez à me suivre pour l'instant...?)


Et bien parmi ces derniers genres, s'en trouve un que beaucoup ont oubliés...
La Blaxploitation, donc.

Sa particularité ?
Mettre en avant les acteurs afro-américains, et ce à travers différents genres : action, policier, espionnage, gangster, fantastique ; 
mais aussi péplum et même kung-fu (...!).  

[Bon, juste pour le fun de ce dernier genre, voici la prestation de Jim Kelly 
dans l'ouverture de La Ceinture Noire (Black Belt Jones, Robert Clouse, 1974)... ]

Excusez mon humour un peu idiot, mais bon...

De mon côté, je me suis plutôt penchée du côté de la représentation des femmes afro-américaines dans ces films, et en particulier, 
sur ce qu'incarne Pam Grier à l'époque donc...

Pam Grier dans Foxy Brown (Jack Hill, 1974)



Et c'est très complexe au fait.
L'Histoire concernant la femme afro-américaine l'est aussi. Mais pour résumer à l'ensemble de ces productions -avec des acteurs masculins comme féminins-, c'est beaucoup de violence, de clichés liés (malheureusement...) à la race et à la sexualité des afro-américains [on se souvient de Naissance d'une Nation (The Birth of Nation, D.W. Griffith, 1915), ou plus simplement d'Hattie McDaniel dans Autant en emporte le vent (Gone with the Wind, Victor Fleming, 1939)]. Pourtant, et au-delà d'un système cinématographique Blanc particulièrement rigide, on sent une volonté de dépasser, de transcender ces représentations...
On s'infiltre au fond dans le système pour  mieux le "détruire", le détourner de l'intérieur... 

Hattie McDaniel

Même si les auteurs ne l'ont généralement pas revendiqués comme tel, la blaxploitation fut lancée par trois films : Cotton comes to Harlem (Ossie Davis, 1970), le film indépendant Sweet Sweetback's Badaasssss Song (Melvin Van Peebles 1971), et le célèbre Shaft, les nuits rouges de Harlem (Shaft, Gordon Parks, 1971).  

Richard Roundtree sur le tournage de Shaft, les nuits rouges de Harlem (Gordon Parks, 1971) (source)

Il n'y a pas eu tellement de femmes dans des premiers rôles au court de l'existence furtive de ce courant 
(1969-1978, mais on le résume généralement à 1971-1975, période de son apogée...). 

Commençant sa carrière dans des WIP (Women in Prison ; films dont l'intrigue se résume généralement à des femmes qui tentent de s'échapper d'une prison isolée, en usant de divers procédés, dont l'utilisation de leurs charmes certes, mais pas que...) Pam Grier reste la plus célèbre -encore aujourd'hui...- avec des films comme Coffy, la panthère noire de Harlem (Coffy, Jack Hill, 1973), Foxy Brown (Jack Hill, 1974), 
Sheba Baby (William Girdler,1975) ou encore Friday Foster (Arthur Marks, 1975).

Affiches US de Coffy, la panthère noire de Harlem (Jack Hill, 1973),
et de Foxy Brown (Jack Hill, 1974
L'autre femme restée célèbre, c'est Tamara Dobson. Du haut de ses 1m80, Tamara Dobson débute dans le mannequinat, posant notamment pour des magazines tels que Vogue, avant de tourner dans deux films d'espionnage, sorte de "James Bond féminin afro-américain" : Dynamite Jones (Cleopatra Jones, Jack Starrett, 1973) et sa suite Dynamite Jones au casino d'Or (Cleopatra Jones and the casino of gold, 1975).

Affiche de Cleopatra Jones (Jack Starrett, 1973)




Présentées comme concurrentes à l'écran, ces deux femmes seront au contraire amies et même voisines à Los Angeles. Elles comptaient d'ailleurs monter un film ensemble.

Tamara Dobson est décédée en 2006, des suites d'une pneumonie...

Tamara Dobson (source)
 
Ce qu'il reste aujourd'hui de la Blaxploitation...?

Les films ont été généralement oubliés du grand public, néanmoins, les clichés restent : l'image du maquereau, entouré de jolies filles en tenues légères dans des décapotables aperçus dans les clips, ça vient entre autre de là...
Mais on se souvient des musiques. Funk and soul, souvent composées et/ou interprétées par des musiciens afro-américains réputés : Isaac Hayes [Shaft (1971), Truck Turner (Jonathan Kaplan, 1974)], Marvin Gaye (Trouble Man, Ivan Dixon,1972), James Brown (Black Caesar, Larry Cohen, 1973), Barry White (Together Brothers, William A. Graham ,1974), Curtis Mayfield (Superfly, Gordon Parks Jr., 1972 ; The Mack, Michael Campus, 1973), Herbie Hancock (The Spook Who Sat by the Door, Ivan Dixon, 1973), et j'en passe...
Certaines ont été pas mal reprises par les musiciens Rap au cours des années 90.

On retrouve également des sortes de remakes hommages, comme le Shaft de John Singleton (2000, avec Samuel L. Jackson), 
ou des parodies, telle Black Dynamite ( Scott Sanders, 2009).

Thème de Shaft par Isaac Hayes (Live, 1973)

Bon j'avoue que c'est encore une fois un peu brouillon, mais voici ce qui m'a porté, torturé, réjoui au cours de ces deux ans de recherche.

Je dois avouer qu'au-delà de ses clichés, sa violence, sa représentation de la sexualité, et parfois même au détriment de la qualité de ces films (esthétique, intrigues très commerciales...), j'ai été agréablement surprise de découvrir ces œuvres très diverses et variées, œuvrant pour tous les goûts, et qui sont parfois même très bons...

L'aventure continue encore cette année, certainement encore sur la Blaxploitation, mais je ne sais pas encore comment...

En passant, je tiens à remercier Régis Dubois, Foxy Bronx, Roberto Tobias et Melvin X, pour toutes ces découvertes, 
ainsi que leur aide directe comme indirecte...
Restez passionné !
Autrement, si vous souhaitez en savoir plus sur le Cinéma afro-américain d'hier à aujourd'hui au jour le jour, 
je vous invite ici Black Movies Entertainment.

Pam Grier, Terry Carter et Jack Hill sur le tournage de Foxy Brown (1974)

Et puis si vous avez des questions ou souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à demander, ce sera avec plaisir...  :)

En espérant ne pas vous avoir trop ennuyé au cours de long article, je vous souhaite un agréable week-end...!

A bientôt, et prenez soin de vous !

jeudi 9 août 2012

Session Courts : Cashback de Sean Ellis (2004)

Sean Biggerstaff dans Cashback (2004)


*petite musique de fond de supermarché...(tididi didi didi...)*


Vous connaissez peut-être le long-métrage éponyme, sorti en 2007 dans les salles obscures,
mais connaissez-vous son ainé et précurseur de court-métrage...?



Synopsis 

Avec Sean Biggerstaff, Emilia Fox, Stuart Goodwin...

En complément de ses études aux Beaux-Arts, Ben Willis travaille de nuit au supermarché du coin. Là, il fait la connaissance de quelques personnages hauts en couleur qui cultivent, chacun à sa manière, l'art de tromper l'ennui pendant les longues heures de travail. L'art de Ben consiste à imaginer qu'il suspend le temps, ce qui lui permet d'apprécier la beauté du monde "en mode pause" et des êtres qui le peuplent.
 (Résumé réalisé à l'aide de celui du long-métrage, trouvé ici ).


Pour les âmes artistiques et philosophes,
Contemplation de pendule, de nature morte de petits pois surgelés 
et de nus sont donc au programme...(!)
  

...Enfin bon,
Pour visualiser le film en Vostfr (env. 18 min), c'est par lààààaaa... 

Emilia Fox, qui patiente...


Cela dit, je n'ai pas vu son format long, sorti en 2007 donc.
L'intrigue entre les personnages y est un peu plus développée, 
mais apparemment le court vaut plus le coup...


Si vous désirez en connaître davantage sur le court-métrage (en particulier sur le casting), je vous renvoie sur sa fiche Imdb
Et puis pour le long, c'est.

Affiche française du long-métrage.

Bon film !

Merci à Justine L. de m'avoir rappelé l'existence de ce film... !